La création de ce spectacle prendra corps en 2007-2008. C'est avant tout la poursuite d'une collaboration entre Jacques Diennet et Christian Tarting commencée en 1985 avec la création de "Mante".
L'écriture de Christian Tarting verra le jour au fur et à mesure de sa confrontation aux interprètes et à sa mise à l'épreuve face à la création sonore et musicale. Elle se développera durant toute l'année dans les studios d'Ubris et du LMA-CNRS et sera finalisée lors d'une résidence à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon en novembre 2007. La maquette sera ainsi éprouvée sur la scène modulaire du Tinel parfaitement adaptée à la réalisation de celle-ci.
Les interprètes sont choisis pour leur qualité d'improvisateur mais aussi pour leur faculté à jouer de l'écrit et de l'improvisé. La voix soliste, rôle prépondérant, sera amenée à jouer le personnage de chef d'orchestre vis-à-vis des autres interprètes et des voix préenregistrées. Elle sera amenée à sculpter les différents timbres de ses partenaires et d'interagir rythmiquement. Les interprètes et le public seront immergés dans un système de diffusion particulier.
En effet, la compagnie possède un méta instrument nommé Cosmophone. C'est notamment avec ce support de spatialisation du son que s'appuiera une partie de la diffusion. Sa caractéristique première sera de proposer une projection du son du haut vers le bas, a priori non naturel au regard de notre écoute stéréophonique (gauche droite).Celui-ci sera associé à un deuxième : la WFS qui sera surtout exploitée pour la voix parlée - chantée. Il s'agira de créer des modèles spécifiques d'holophonie afin de les articuler, de les synchroniser et finalement de les mettre en interactivité. Tous ces modèles de traitement, aussi bien pour l'enregistrement que pour la diffusion et le traitement direct seront réalisés avec le Laboratoire de Mécanique et d'Acoustique de Marseille. Laboratoire avec lequel Ubris Studio travaille depuis une dizaine d'années pour les productions propres à la compagnie aussi bien que celles qui sont développées en partenariat comme le projet "Cosmophonie @ infinie".
L'image présentée dans la continuité du spectacle prendra sa source au moyen d'un plan fixe tourné au bord de l'étang de l'or près de Montpellier, image minimale -l'art du peu. Cette matière sera traitée par évolution infinitésimale et peu à peu sera modifiée par l'interprétation de la musique et d'une façon plus prépondérante par le jeu de la soliste ainsi que par les phénomènes de détection engendrés par le Cosmophone qui a son tour fera "subir" d'autres détournement à la matière première enregistrée.
Date de publication : 18/09/2008




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